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| De l'intérêt de l'huile de graines de lin. |
Les graines de lin (et leur huile) sont utilisées dans l'alimentation de l'homme depuis des milliers d'années. 5000 ans avant JC, les Égyptiens ont utilisé la graine de lin pour leur santé. 3000 ans avant JC, Les Babyloniens s'en servaient aussi. Et Hippocrate, en 650 après JC, a utilisé les graines de lins pour soulager les troubles intestinaux et les douleurs abdominales ...
Dons les années 70-80, le docteur Catherine Kousmine, préconise l'huile de graines de lin pour ses richesses en acides gras poly-insaturés, qu'elle appelait vitamines F. On sait depuis qu'il ne s'agit pas de vitamines, mais d'acides gras poly-insaturés dit essentiels (AGE) de la famille oméga 3 principalement.
La demande de celle huile si précieuse se généralise aujourd'hui. Son succès est croissant en Europe (Allemagne, Angleterre, Betgique, Danemark ... ) et aussi en Suisse, aux USA.
En Fronce, comme dons la majorité des pays occidentaux, la consomation des acides poly-insaturés est insuffisante (par rapport aux gras saturés) et également déséquilibrée.
On devrait en effet consommer une quantité équivalente d'oméga 3 et d'oméga 6 (1/1), mais nous consommons 20 à 50 fois plus d'oméga 6 (1/20 à 1/50).
Dans la mesure où notre consommation globale d'acides gras essentiels reste insuffisante, Il ne faut pas baisser les apports d'oméga 6 mais plutôt augmenter les apports en oméga 3.
En France, le poisson (gras des mers froides) est trop rarement consommé pour fournir les oméga 3 dont nous avons tant besoin. Pour combler nos carences, l'Europe a même autorisé à suppléter en graines de lin l'alimentation de poules, poulets, vaches, bœufs, porcs ... pour obtenir des produits (lait œufs, beurre, fromages, viandes, jambon ... ) naturellement enrichis en oméga 3.
Autant consommer directement de l'huile de lin (1 ère pression à froid et bio) qui est une excellente source de fibres et de lignanes et bien sûr d'oméga 3 (qui produit dans l'organisme de la DHA etl'EPA), l'huile végétale la plus riche en acide gras oméga 3 (57%) (acide alpha-linolénique = ALA).
Les lignanes
Les lignanes sont des phytonutriments (ou phytohormones) présents dans les aliments riches en fibres tels que les graines, les légumes, les fruits et les légumineuses. Les graines de lin sont les plus riches en lignanes, elles contiennent l 00 fois plus de Iignanes que les autres plantes.
Certaines plantes aromatiques et épices constituent une autre source importante de phytohormones: la réglisse, les clous de girofle, le thym contiennent des phyto-œs¬trogènes; l'origan et le thym contiennent des substances qui ont un effet proche de la progestérone. Les boissons alcoolisées, comme le whisky, le vin rouge ou la bière, contiennent aussi des phyto-œstrogènes. Ainsi, l'alimentation, surtout lorsqu'elle est riche en végétaux, nous apporte une grande variété de phyto-hormones.
• Les lignanes deviennent phytoestrogènes une fois transformées par la digestion (ils limitent les facteurs de risque de cancers hormono-sensibles en inhibant certaines enzymes impliquées dans le métabolisme d'hormones).
• La chute des sécrétions œstrogéniques (ménopause) provoque les bouffées de chaleur et l'ostéoporose, mais leur rôle dans l'organisme est plus complexe. Un taux élevé d'œstrogènes est considéré comme facteur de risques pour le cancer du sein et de l'endomètre, ou de la prostate chez l'homme.
• Dans le cas des phyto-œstrogènes, l'action varie selon l'organisme hôte, l'équilibre hormonal de celui-ci et le type de phytoestrogène ingéré. Mais disons en résumé que, si l'organisme produit trop d'œstrogènes, les phyto-œstrogènes peuvent bloquer partiellement leur effet négatif, tandis que s'il y a une déficience, elles comblent une partie des besoins.
• Il est donc concevable que les phytoestrogènes puissent être utilisés pour intervenir dans certains processus métaboliques hormonaux, comme le syndrome prémenstruel, la ménopause ou les cancers dits « hor¬monodépendants ».
• Par ailleurs, de nombreuses recherches indiquent que les phyto-œstrogènes améliorent le profil du cholestérol sanguin et peuvent donc prévenir les maladies cardiovasculaires.
Des études à cet effet ont été réalisées principa1ement sur le soja et sur les graines de lin.
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